Sommet d'Abuja : Vers une réintégration de l'AES au sein de la CEDEAO ?
Un sommet extraordinaire s'est ouvert ce matin au Nigeria pour discuter du retour du Mali, du Burkina Faso et du Niger dans l'organisation régionale. Les médiateurs font état d'avancées significatives dans les négociations diplomatiques.

Un vent de détente en Afrique de l'Ouest\n\nRéunis à Abuja, les chefs d'État de la CEDEAO tentent ce dimanche une médiation de la dernière chance avec les pays de l'Alliance des États du Sahel (AES). Après des mois de tensions et de menaces de rupture définitive, le dialogue semble enfin avoir repris le dessus. L'enjeu est de taille : maintenir l'unité politique et économique d'un bloc régional de plus de 400 millions d'habitants.\n\n## Des compromis sur les transitions\n\nSelon des sources proches de la commission, un accord cadre sur les calendriers de transition politique serait en cours de finalisation. Bamako, Ouagadougou et Niamey auraient accepté de réviser certains points techniques en échange de la levée totale des restrictions commerciales. Cette flexibilité mutuelle est perçue comme un signe de pragmatisme face aux défis sécuritaires communs.\n\n## La sécurité au cœur des débats\n\nLe point central des discussions reste la lutte contre le terrorisme au Sahel. La CEDEAO propose la création d'une force conjointe renforcée où les pays de l'AES joueraient un rôle de coordination prépondérant. L'idée est de mutualiser les renseignements et les moyens militaires pour stabiliser la zone des trois frontières, zone critique pour la sécurité régionale.\n\n## L'espoir d'une monnaie commune\n\nParallèlement, le sommet aborde la question de l'Eco. Les pays de l'AES, qui avaient évoqué la création d'une monnaie propre, semblent désormais ouverts à l'intégration du projet de monnaie unique régionale, à condition qu'il garantisse une souveraineté monétaire totale vis-à-vis des puissances extérieures. Les conclusions du sommet sont attendues tard ce soir.
Commentaires (22)
La diplomatie travaille dur, espérons une issue positive pour tout le Sahel.
Il faut que la famille CEDEAO se retrouve. Unis, nous sommes beaucoup plus forts.
L'union fait la force. Si l'AES revient dans la CEDEAO, l'Afrique de l'Ouest sera plus forte.
Il faut discuter, le dialogue est la seule issue pour notre sous-région.
La CEDEAO doit aussi changer sa manière de faire pour que l'AES revienne.
On est fatigués des divisions. On veut circuler librement entre Dakar, Bamako et Niamey !
Le sommet d'Abuja est décisif. Prions pour une entente générale. 🙏
L'AES a ses raisons, mais la rupture économique fera mal à tout le monde.
Il faut respecter la souveraineté de chaque pays avant de parler de réintégration.
La CEDEAO des peuples, c'est ça qu'on veut, pas celle des présidents.
C'est un jeu de poker menteur entre les chefs d'État. Le peuple observe.
J'espère que le Sénégal jouera le rôle de médiateur comme d'habitude.
Sans le Mali et le Burkina, la CEDEAO n'a plus beaucoup de sens.
Il faut une solution africaine aux problèmes africains. Pas d'ingérence !
La paix et la stabilité avant tout. On a trop de défis sécuritaires.
Si les sanctions tombent, ils reviendront peut-être. Sinon, c'est mort.
L'intégration régionale est notre seule chance face à la mondialisation.
Vive l'Afrique unie ! Dépassons ces querelles de frontières.
On attend de voir les actes concrets après les beaux discours d'Abuja.
L'AES a montré qu'on peut dire non. Maintenant, il faut négocier en position de force.
La diplomatie doit primer. On ne veut pas de guerre économique chez nous.
Que Dieu guide nos leaders vers la sagesse.