Sénégal : Le Président Bassirou Diomaye Faye lance le 'Pacte de Souveraineté Alimentaire'
Le gouvernement sénégalais a dévoilé ce mardi un plan ambitieux pour atteindre l'autosuffisance alimentaire d'ici 2029. Ce programme met l'accent sur la modernisation de l'agriculture et le soutien massif aux producteurs locaux.

Une priorité stratégique pour le renouveau
Ce mardi 16 juin 2026 marque un tournant pour l'économie rurale du Sénégal. Lors d'un conseil présidentiel tenu à Diamniadio, le Chef de l'État Bassirou Diomaye Faye a officiellement lancé le « Pacte de Souveraineté Alimentaire ». Ce vaste programme vise à réduire drastiquement les importations de denrées de première nécessité, notamment le riz et l'oignon, qui pèsent lourdement sur la balance commerciale du pays.
Des investissements massifs dans la Vallée
Le plan prévoit une enveloppe de 500 milliards de FCFA sur trois ans. L'accent sera mis sur l'aménagement de nouvelles terres dans la Vallée du fleuve Sénégal et en Casamance. Le gouvernement souhaite encourager le retour des jeunes vers l'agriculture en facilitant l'accès au foncier et au crédit de campagne. « Il n'y a pas de dignité sans la capacité de se nourrir soi-même », a martelé le Président devant un parterre d'organisations paysannes.
Modernisation et mécanisation
L'une des innovations majeures de ce pacte est la création de centres de services agricoles équipés de tracteurs et de moissonneuses de dernière génération. Ces structures permettront aux petits exploitants de bénéficier d'outils performants à des coûts partagés. De plus, le ministère de l'Agriculture a annoncé la distribution de semences certifiées et résistantes aux aléas climatiques pour sécuriser les rendements.
Le défi de la transformation locale
Au-delà de la production, le gouvernement mise sur la création d'unités de transformation agro-industrielle. L'objectif est de capter la valeur ajoutée sur place en transformant les produits maraîchers et céréaliers sénégalais. Cela devrait générer, selon les prévisions officielles, plus de 50 000 emplois directs pour la jeunesse dans les zones rurales, limitant ainsi l'exode vers Dakar.
Un accueil favorable des acteurs du secteur
Les fédérations de producteurs ont salué ces annonces tout en restant vigilantes sur la mise en œuvre effective. Ils demandent notamment une protection renforcée des marchés locaux contre la concurrence déloyale des produits importés. Le ministre de l'Économie a assuré que des mesures tarifaires seront ajustées pour garantir la compétitivité du « Made in Senegal ».
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