Coupe du monde 2026 : Pluie de critiques et "carte rouge" pour la FIFA et Gianni Infantino
Alors que le Mondial 2026 touche à sa fin, les grands médias européens et le Conseil de l'Europe dressent un bilan sans concession. Démesure commerciale, impact environnemental catastrophique et ingérences politiques entachent l'image d'une FIFA ultra-puissante et de son président Gianni Infantino.
- UNE COURSE AUX PROFITS ET AU GIGANTISME Commercialisation à outrance : Selon La Libre et Le Soir, cette édition symbolise un football tombé dans l'excès. Pour multiplier les droits télévisés et vendre des billets hors de prix, la FIFA a augmenté le nombre d'équipes et de matchs, réduisant chaque sélection à un simple « produit » commercial. Pauses publicitaires étendues : L'allongement des mi-temps et la multiplication des pauses fraîcheurs sont dénoncés comme des prétextes pour insérer toujours plus de fenêtres publicitaires. Cumul des pouvoirs : Le Soir souligne que l'instance internationale s'impose désormais comme législateur, organisateur, marchand, producteur et juge à la fois.
- UN IMPACT ENVIRONNEMENTAL CATASTROPHIQUE Une empreinte carbone record : Le journal L'Avenir qualifie le tournoi de « mondial de la démesure ». Avec un bilan environnemental estimé à 9 millions de tonnes d'équivalent CO2 (soit le double de l'édition précédente), il s'impose comme le plus polluant de l'histoire. Conditions de jeu et hypocrisie : Alors que la finale entre l'Espagne et l'Argentine s'est jouée dans une atmosphère viciée par des feux de forêt, des milliers de personnes voyageaient en avion et suivaient des rencontres dans des stades climatisés. Sponsors controversés : La compétition s'est appuyée sur des partenaires comme Qatar Airways et le géant pétrolier saoudien Aramco, avant un Mondial 2034 déjà attribué à l'Arabie saoudite.
- TENSIONS POLITIQUES ET SCANDALES D'ARBITRAGE L'appel du Conseil de l'Europe : Partenaire de la FIFA depuis 2018, le Conseil de l'Europe a brisé sa réserve juste avant la finale. Par la voix de son secrétaire général Alain Berset, il exhorte à reconstruire un cadre d'intégrité strict d'ici le Mondial 2030. L'affaire Folarin Balogun : La décision de la FIFA d'annuler le carton rouge de l'attaquant américain après une intervention de Donald Trump auprès d'Infantino a suscité une vive indignation. Selon Le Monde, cela renforce l'image d'un président de la FIFA agissant en « exécutant docile » de la Maison-Blanche.
- UN PRÉSIDENT REJETÉ MAIS INTOUCHABLE Désamour du public et silence média : Régulièrement hué dès que son visage apparaît sur les écrans géants des stades, Gianni Infantino concentre l'hostilité des supporters. L'ancien communicant de la FIFA, Guido Tognoni, rappelle sa stratégie d'évitement des médias et sa volonté de gouverner par le silence. Un modèle financier qui le maintient en place : Malgré un bilan désastreux en matière d'image et des appels à la démission, la FIFA affiche des revenus records et des stades pleins (Le Monde). Infantino reste donc candidat à sa propre succession pour 2027 : selon Tognoni, tant que l'argent coule à flots, les fédérations nationales lui apporteront leur soutien.
##Mondial2026 #FIFA #GianniInfantino#Kepargui
Exprimez votre réaction
Commentaires (0)
Soyez le premier à commenter.