Récupération du patrimoine bâti : Ousmane Sonko lance un audit d'envergure sur les cessions immobilières
Le Premier ministre sénégalais a ordonné aux membres du gouvernement de recenser et de récupérer le patrimoine foncier et bâti de l'État cédé à des privés dans des conditions jugées irrégulières. Cette mesure vise à réduire drastiquement le train de vie de l'État et les frais de location administrative.

Une offensive contre la dilapidation des ressources
Lors du dernier Conseil des ministres, le Premier ministre Ousmane Sonko a frappé un grand coup en exigeant une revue exhaustive des finances publiques et du patrimoine de l'État sur la période allant de 2019 à 2024. Cette directive fait suite au constat alarmant de nombreux services administratifs contraints de louer des locaux privés à prix d'or, alors que des bâtiments publics auraient été cédés de manière opaque à des entités privées.
Vers une rationalisation du train de vie de l'État
L'objectif affiché par le chef du gouvernement est clair : la rationalisation des dépenses publiques. Ousmane Sonko a instruit les ministres concernés de prendre toutes les dispositions nécessaires pour la récupération de ces biens immobiliers. « Il est impératif que l'État retrouve la pleine possession de ses actifs pour loger ses services et cesser ces locations onéreuses », a souligné une source proche de la Primature.
Un inventaire exhaustif demandé à la CGPA
Pour mener à bien cette mission, le directeur de la Direction générale du patrimoine bâti (DGPB) a été sommé de fournir un inventaire détaillé de tous les biens concernés. Le gouvernement soupçonne des irrégularités majeures dans les conventions de cession signées sous l'ancien régime, notamment dans des zones à forte valeur foncière à Dakar et sur la Petite Côte.
Les secteurs miniers et pétroliers également dans le viseur
Au-delà de l'immobilier, cette volonté de transparence s'étend aux secteurs stratégiques. Le Premier ministre a évoqué des « diligences relatives au réexamen de certaines conventions » dans les domaines miniers, pétroliers et halieutiques. Cette démarche s'inscrit dans la promesse électorale du nouveau régime de renégocier les contrats jugés défavorables aux intérêts nationaux.
Un signal fort pour la transparence
Cette annonce est perçue par de nombreux observateurs comme un signal fort envoyé aux acteurs économiques et politiques. « Nous assistons à une volonté de rupture systémique dans la gestion des deniers publics », explique un analyste politique. La population, quant à elle, attend de voir si ces mesures permettront réellement de dégager des marges de manœuvre budgétaires pour faire face à la cherté de la vie.
Commentaires (0)
Soyez le premier à commenter.