Soudan du Sud : Tollé diplomatique après les amendements de Salva Kiir
Près de vingt ambassades, dont celles de la France et des États-Unis, dénoncent une modification unilatérale de l'accord de paix de 2018 par le camp présidentiel. Les tensions risquent de replonger le pays dans l'instabilité.

Une modification unilatérale contestée
La tension politique monte d'un cran à Djouba. Le parti du président Salva Kiir a présenté des amendements visant à organiser des élections nationales sans finaliser des étapes clés du processus de paix, telles que le recensement national ou la rédaction de la constitution permanente. Cette démarche est perçue par l'opposition et la communauté internationale comme une violation flagrante de l'accord de paix de 2018.
La réaction ferme de la communauté internationale
Dans un geste diplomatique rare, près d'une vingtaine d'ambassades ont publié un communiqué conjoint ce 15 juin 2026. La France, les États-Unis et le Royaume-Uni mettent en garde contre toute « modification unilatérale » qui pourrait compromettre la stabilité fragile du pays. Ils appellent à une reprise immédiate du dialogue entre le président Salva Kiir et le premier vice-président Riek Machar.
Un processus de paix en péril
L'accord de 2018 avait mis fin à une guerre civile dévastatrice, mais sa mise en œuvre a toujours été laborieuse. Les retards dans l'unification des forces armées et la mise en place des institutions de transition ont créé un climat de méfiance. Les amendements proposés aujourd'hui sont vus comme une tentative du camp au pouvoir de s'octroyer un avantage électoral injuste.
Les risques de reprise des hostilités
Les analystes politiques craignent que ce blocage diplomatique ne se transforme en affrontements armés sur le terrain. Les populations civiles, déjà durement touchées par les inondations et l'insécurité alimentaire, sont les premières victimes de ces jeux de pouvoir. La pression internationale est donc maximale pour forcer les protagonistes à respecter le calendrier initialement prévu.
L’Union africaine en médiatrice
L'Union africaine a également exprimé son inquiétude et proposé ses services de médiation. Un sommet d'urgence pourrait être convoqué prochainement pour tenter de sauver ce qui reste de l'accord de paix. Pour le Soudan du Sud, le plus jeune pays du monde, l'année 2026 s'annonce comme celle de tous les dangers si un consensus n'est pas trouvé rapidement.
Commentaires (17)
Le Soudan du Sud a tellement souffert, ils n'ont pas besoin de ces problèmes diplomatiques maintenant. C'est dommage.
Salva Kiir joue avec le feu là. Il ne faut pas risquer la paix pour des intérêts personnels.
C'est dommage pour l'image du continent. On doit faire mieux.
Les jeunes africains observent et attendent des changements réels.
On veut une Afrique unie et respectueuse des lois.
Paix au Soudan du Sud, nos frères souffrent trop là-bas.
Solidarité avec le peuple, force et courage.
Les amendements constitutionnels pour rester au pouvoir, c'est démodé.
Prions pour que la situation ne dégénère pas en conflit armé.
La diplomatie africaine doit réagir fermement. L'UA doit agir.
La situation est complexe, il faut privilégier le dialogue inclusif.
Le respect des mandats est la clé de la stabilité.
La démocratie en Afrique ne doit pas être bafouée. C'est triste pour le Soudan du Sud.
Le peuple sud-soudanais a trop souffert, il mérite la paix et la stabilité.
La souveraineté ne doit pas être une excuse pour l'autoritarisme.
L'indépendance était censée apporter le bonheur, pas ça.
Toujours des problèmes de pouvoir, quand est-ce que ça va s'arrêter ?