Proche-Orient : L'Espagne, l'Irlande et la Norvège reconnaissent officiellement l'État de Palestine
Dans une décision coordonnée sans précédent, trois pays européens ont annoncé qu'ils reconnaîtront l'État palestinien à compter du 28 mai. Israël a immédiatement réagi en rappelant ses ambassadeurs et dénonce une « récompense pour le terrorisme ».

Un tournant diplomatique en Europe
Le mercredi 22 mai et ce jeudi 23 mai marquent une rupture historique dans la diplomatie européenne. L'Espagne, l'Irlande et la Norvège ont brisé le consensus en annonçant simultanément leur décision de reconnaître officiellement l'existence d'un État palestinien. Les chefs de gouvernement de ces trois nations estiment que cette étape est indispensable pour relancer le processus de paix basé sur la solution à deux États.
Pedro Sánchez dénonce la politique de Netanyahu
Devant les députés espagnols, le Premier ministre Pedro Sánchez a été particulièrement véhément, accusant Benjamin Netanyahu de mettre en péril la stabilité régionale par sa politique de « destruction » à Gaza. « Le moment est venu de passer des paroles aux actes pour la paix et la justice », a-t-il déclaré sous les applaudissements d'une partie de l'hémicycle.
La fureur du gouvernement israélien
La réaction de Tel-Aviv ne s'est pas fait attendre. Le ministre israélien des Affaires étrangères, Israël Katz, a qualifié cette décision de « tordue » et a ordonné le rappel immédiat des ambassadeurs d'Israël à Madrid, Dublin et Oslo. Pour le gouvernement israélien, ces reconnaissances unilatérales constituent un encouragement direct pour le Hamas après les attaques du 7 octobre.
Un effet d'entraînement espéré par les Palestiniens
L'Autorité palestinienne a salué un moment « historique », espérant que d'autres pays européens comme la Belgique ou la Slovénie suivront cet exemple. Actuellement, environ 145 des 193 États membres des Nations unies reconnaissent déjà l'État de Palestine, mais l'adhésion de pays occidentaux majeurs donne une nouvelle dimension politique à cette reconnaissance.
Le dilemme des autres puissances occidentales
Si la France et l'Allemagne maintiennent pour l'instant leur position selon laquelle la reconnaissance doit être le fruit de négociations directes entre les parties, la pression monte. Les États-Unis, tout en réaffirmant leur soutien à une solution à deux États, ont critiqué l'initiative européenne, estimant qu'elle ne facilite pas le retour au calme sur le terrain à Gaza.
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